Feng shui dans la chambre : les principes qui tiennent
Position du lit, couleurs, lumière : ce qui tient vraiment debout, sans la part de croyance.
Le feng shui appliqué à la chambre se résume souvent à une liste d’interdits ésotériques. En retirant la part de croyance, il reste un ensemble de principes d’aménagement cohérents, qui recoupent largement ce que dit l’ergonomie du sommeil. Voici ce qu’on peut en retenir sans y croire.
La position du lit, le point central
C’est la règle la plus connue et la plus utile : le lit doit être en position de commandement, c’est-à-dire d’où l’on voit la porte sans être dans son axe direct.
La justification traditionnelle parle de circulation de l’énergie. La justification pratique est plus simple : dormir dos à une entrée qu’on ne voit pas entretient une vigilance de fond, alors qu’une vue dégagée sur la porte apaise.
Deux corollaires. La tête de lit contre un mur plein, jamais sous une fenêtre, ce qui apporte un appui visuel et supprime les courants d’air. Et un espace de circulation des deux côtés du lit, y compris quand on dort seul, ce qui évite d’enjamber et facilite le changement des draps.
Ce qui n’a rien à faire dans une chambre
- Les miroirs face au lit. Le feng shui y voit une perturbation ; la réalité est qu’un reflet nocturne réveille et inquiète, particulièrement les enfants.
- Les écrans. Télévision et ordinateur transforment la chambre en pièce de travail ou de divertissement, ce qui affaiblit l’association mentale entre le lieu et le sommeil.
- Le rangement encombré sous le lit. Au-delà du symbole, c’est un réservoir de poussière difficile à nettoyer.
- Les poutres ou étagères basses au-dessus de la tête, qui produisent une réelle sensation d’oppression.
- Les plantes en grand nombre, considérées comme trop stimulantes. Une ou deux suffisent.
Les couleurs
Le feng shui privilégie les tons terre et chair : beige, sable, terracotta doux, ainsi que les verts tendres. Les bleus très froids et les rouges vifs sont écartés, les premiers jugés trop yin, les seconds trop stimulants.
Là encore, le résultat rejoint ce que recommandent les spécialistes du sommeil : des teintes chaudes et désaturées, faiblement contrastées, qui n’accrochent pas le regard le soir.
Sur les matières, la logique est constante : privilégier le naturel et le mat, lin, coton, bois, laine, et limiter les surfaces brillantes et réfléchissantes.
Lumière et objets
La règle est celle des sources multiples et basses : plusieurs points lumineux tamisés plutôt qu’un plafonnier unique. Un variateur ou des ampoules à température chaude, autour de 2 700 K, changent radicalement l’ambiance d’une pièce sans travaux.
Côté décoration, le principe des objets par paires — deux tables de chevet, deux lampes — relève du symbole de l’équilibre du couple, mais produit surtout une symétrie visuelle apaisante.
Un dernier point fait consensus, celui-là sans mystique : une chambre rangée, aérée quotidiennement et fraîche, autour de 18 °C, est celle dans laquelle on dort le mieux. Le reste relève du confort et du goût.
Par où commencer
Si un seul changement devait être fait, ce serait la position du lit. C’est celui qui demande le plus d’effort et qui produit le plus d’effet ressenti.
Viennent ensuite le retrait des écrans, la reprise de l’éclairage et enfin les couleurs, qui supposent des travaux. Trois week-ends suffisent, et l’ordre a son importance : commencer par la peinture sans avoir résolu la question du lit revient à décorer un problème.
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